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Tissus d’origine animale : La laine des moutons

Tissus d’origine animale : la laine

La laine provient de la toison de certains animaux, celle du mouton est la plus répandue.

Moutons
Moutons

On peut aussi désigner par « laine » les fibres d’autres animaux :

  • Les fibres de la chèvre angora sont désignées par « laine mohair »
  • Les fibres du lapin albinos ou lapin angora sont désignées par  « angora »
  • Les fibres de la chèvre dite cachemire sont désignées par le terme « cachemire »
  • On peut aussi trouver en fonction des pays, des laines provenant de la toison du lama, de l’alpaga, du chameau, du yack, etc …

 

L'alpaga
L’alpaga

La laine partage avec le lin le fait d’être la fibre la plus ancienne. La bible y fait régulièrement allusion on la retrouve aussi évoquée dans les textes de la mythologie grecque.

Les moutons

Le mouton a été domestiqués par l’homme à la fin du VIIIe millénaire av. J.-C, il est originaires du Moyen-Orient. Il est apprécié pour son lait, sa viande, sa peau avec laquelle est préparée du cuir, et sa laine. La laine de mouton est la fibre d’origine animale la plus utilisée.   
Ils sont élevés dans le monde entier. Aujourd’hui, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Chine, le Nigeria, la Patagonie et le Royaume-Uni sont les principales régions consacrées à cet élevage.

L'élevage du mouton en Patagonie
L’élevage du mouton en Patagonie

Le mouton a profondément marqué la culture humaine. Il figure dans de nombreuses légendes, comme la Toison d’or, on l’évoque souvent dans les grandes religions, dans certains rites les moutons sont utilisés comme animaux de sacrifice, notamment chez les musulmans lors de l’Aïd el-Kébir .

L’émergence de l’industrie en Europe est intimement liée à l’essor de la production du drap de laine.

L’élevage du mouton dans les Landes

Au milieu du XIXe, la brebis landaise est l’un des pivots du système agro-pastoral alors en vigueur dans la région.

Les produits issus du mouton sont divers. La laine qui peut être commercialisée, la viande des jeunes agneaux mâles ou des brebis de « réforme » qui est consommée, le lait, lui, est intégralement laissé aux mères pour nourrir leurs agneaux.
Mais le produit principal fourni par le troupeau est le fumier. Il est destiné à fertiliser la terre pauvre et sablonneuse.
L’économie de l’ancienne société landaise repose sur un système agro-pastoral où l’élevage est au service de l’agriculture.

Avant le boisement des Landes de Gascogne,  l’effectif des moutons compte un million de têtes sur un territoire compris entre Bordeaux et les Pyrénées. Image légendaire de la lande aux côtés des bergers sur échasses, le mouton Landais a été durant des années une ressource économique vitale pour les Landes.

Malgré leur nombre considérable, les moutons Landais ont régressé avec la plantation de la pinède des Landes puis quasiment ont disparu vers 1965. La plantation de cette pinède s’est donc faite au détriment de la société agro-pastorale landaise. Les bergers, déjà très pauvres, n’ont plus eu d’espace pour faire paître leurs bêtes.

Mais l’histoire est en marche. Les bergers se transforment peu à peu en résiniers. De janvier à octobre, ils piquent les arbres. Durant l’hiver, ils entretiennent la forêt. Le métier est difficile et de nombreuses grèves auront lieu jusque dans les années 1930.

La fin de l’élevage des moutons, la plantation de la pinède

Une partie de la forêt des Landes est d’origine naturelle. Certaines zones du littoral gascon étaient déjà boisées il y a deux mille ans et occupaient près de 200 000 hectares.
À partir du XVIIIe siècle, des hommes d’affaire ambitieux tentent de s’enrichir, en développant la terre vierge. Ils plantent du riz, des arachides, du tabac, tentent d’élever des bêtes (vers 1830, il y aura même des dromadaires !). Mais toutes ces tentatives se soldent par des échecs. Le résultat de ces expérimentations, c’est la loi du 19 juin 1857, soutenue par l’empereur Napoléon III, qui oblige communes et propriétaires à assainir et ensemencer les Landes.

Or, la seule chose qui pousse correctement sur ces sols, c’est le pin maritime. Sur le littoral, cet arbre était déjà utilisé pour fixer les dunes. À l’intérieur des terres, il est la solution idéale pour drainer l’eau des marécages, responsables de la propagation du paludisme.

Les échasses

On ne retrouve pas une origine particulière aux échasses, ni de pays  particulier, mais des apparitions simultanées à différents endroits du monde.
Bien qu’il soit difficile de dater les premières utilisations, on retrouve déjà des échasses dans le théâtre romain.

Les échassiers landais

Les échassiers landais étaient principalement des bergers, on les disaient « tchanqués » (c’est à dire équipés d’échasses en gascon). L’usage des échasses remonte au XVIIIe siècle et prend fin au XIXe siècle, avec la disparition de l’élevage du mouton, dont elles sont le symbole.

Les échasses servaient aux bergers pour surveiller les troupeaux de brebis , elles leur permettaient de marcher rapidement sur les terrains humides, à protéger leurs pieds du froid et des piqûres d’ajoncs. Les bergers  gardent les bêtes qui leur sont confiées par les propriétaires.
Quand le système agro-pastoral des Landes de Gascogne disparaît les échassiers disparaissent avec lui.

A partir de 1900  une nouvelle spécialité landaise apparaît : la danse sur échasses.
De nos jours, des groupes d’échassiers landais animent les spectacles folkloriques.

A très vite

Catherine

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