Arts du tissu Tendances créatives Voyages et artisanat

Le Wax et le Bogolan les tissus de l’Afrique

Star wax

Une carte de l'Afrique pour vous rafraîchir la mémoire
La carte d’Afrique

Complément d’article : Le wax d’Afrique un phénomène 

Pour confirmer, comme je vous le faisais remarquer dans mon article précédent, que le wax  est bien un vrai phénomène mode, voici que 2 livres viennent d’être publiés en reconnaissance de son statut iconique sur le continent africain et de son statut iconique en devenir en occident.

Le premier livre de Anne Grosfilley : Wax and co (édition de la Martinière) décrypte le langage secret du wax.

Le deuxième livre : Wax de Anne Marie Bouttiaux (édition Hoêbeke) montre à travers une série de photos combien ce tissu à la créativité folle est inspirant pour les artistes. 

Le wax et le bogolan : tissus emblématiques de l’Afrique

Depuis quelques saisons un souffle africain s’abat sur la mode et gagne du terrain. Certains créateurs des plus pointus Stella Mac Cartney, Issey Miyake ou Proenza Schouler, s’inspirent des tissus traditionnels africains pour leurs collections..

Le wax

Tissus africains vraiment ?

Une idée reçue : Comment le wax fait croire qu’il est africain ? 

C’est quoi le wax ?

Le wax (de l’anglais « wax » signifiant cire), également appelé « tissu africain », est un textile de coton qui  a reçu sur les deux faces une cire qui lui donne des propriétés hydrophobes. Cette cire est appliquée au moyen de 2 rouleaux de cuivre sur lesquels sont gravés les motifs de base. L’étoffe est ensuite trempée dans une teinture indigo et on utilise des planches pour imprimer directement les couleurs secondaires . Les motifs du tissus varient à l’infini.

Les origines du wax

Contrairement aux idées reçues, le wax n’est pas un tissu typiquement africain. Le wax serait originaire d’Indonésie : à la fin du XIXe siècle, les colons anglais et hollandais installés en Indonésie, observent la méthode d’impression des batiks javanais (île de Java en Indonésie). Ils décident alors de reprendre ce procédé et impriment sur tissu des motifs colorés, toujours à l’aide de la cire.

Rouleaux de wax chez un marchand de tissus
Rouleaux de wax chez un marchand de tissus

L’idée initiale était, pour les Britanniques comme pour les Hollandais, d’inonder le marché indonésien de batiks produits plus vite et à faible coût, mais les Indonésiens boudent les productions européennes, qu’ils estiment de mauvaise qualité car elles présentent des imperfections. En dernier recours, les industriels européens trouvent leur débouché commercial en Côte-de-l’Or, dont les habitants apprécient au contraire ces irrégularités, estimant les tissus plus vivants ainsi. Ne pouvant s’implanter en Indonésie, le commerce du wax s’organise donc autour d’un marché  de substitution, alimenté par les navires néerlandais en route pour les Indes orientales néerlandaises.

Le wax a si bien conquis le continent qu’il est devenu un symbole de l’Afrique. Mais sur le continent, hélas , rares sont les unités de production L’imprimé sous cire, majoritairement produit aux Pays-Bas, domine le marché au détriment des tissus traditionnels « made in Africa ».

Le wax a son langage secret

Au vu cependant du succès croissant de ces pagnes, plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest installent des usines de fabrication de wax au sein de leur propre capitale ou à proximité, pour rivaliser avec le wax hollandais.

Le wax a toujours de très belles couleurs. C’est un tissu d’une épaisseur normale. Il ne déteint pas. Il est agréable à porter.

 

 

On distingue actuellement sur le marché africain :

– Le wax hollandais – Le wax africain – Le wax anglais.

 LE BOGOLAN

ORIGINE ET HISTOIRE DU BOGOLAN

Contrairement au wax le bogolan est issu de la tradition artisanale africaine.

Le bogolan est une technique de teinture végétale traditionnelle d’Afrique de l’Ouest. Le bogolan en bambara signifie « bogo» argile et « lan »  mettre.

Le bogolan ou le vrai tissu d'Afrique
le bogolan
Les peuples issus du groupe Mandé pratiquent cette teinture depuis une époque reculée. Elle  s’obtient par réaction chimique lors de l’application de la boue d’argile sur le support textile, du coton obligatoirement. Toutes les nuances colorées sont obtenues à partir de matériaux minéraux et végétaux (racines,feuilles,encre) Le Bogolan est le plus original des textiles traditionnels d’Afrique de l’ouest.
A  l’origine, le bogolan avait une signification particulière en fonction des motifs représentés et des couleurs utilisées  :  tel motif était utilisé pour le pagne de l’épouse, tel autre pour la jeune fille, pour le néo-circoncis, pour le chasseur, pour le mariage … etc …
Plusieurs ethnies perpétuent encore la technique du bogolan traditionnel : les Dogons, Les Senoufos, les Malinkés et les Bambaras. Ils fabriquent des bandes de prés de 30 mètres de longueur sur une largeur d’à peine  10 à 12 centimètres ; ces bandes de coton sont ensuite cousues entre elles afin d’obtenir un « pagne » (tissu en grande largeur) prêt à être employé pour la fabrication de vêtements ou autres. Le principe du Bogolan est une succession, à partir du coton blanc, de trempages, de rinçages et de séchages au soleil, ce qui prend plusieurs jours et lui donne toute sa valeur.

 

Le vrai bogolan ne déteint pas, résiste très bien au lavage, mais perd un tout petit peu de son éclat dans le temps.
De nos jours, le bogolan est utilisé dans les pays occidentaux comme tissu essentiellement décoratif.

 

Les couleurs d'origine naturelles du bogolan n'ont rien en commun avec celles du wax
les couleurs naturelles du bogolan

 

Pour les amoureux de l’Afrique je vous conseille l’excellent site littleafrica.fr qui est le guide Afrique de Paris et qui recense toutes les expos, concerts et événements qui vous transporteront en Afrique.

 

A trés vite

Catherine

5 Comments

:) ET VOUS ? QU'EN PENSEZ VOUS ? Votre avis nous intéresse :)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.