Tendances créatives Voyages et artisanat

Le commerce des cheveux en Inde

En Inde, toutes les histoires commencent dans des temples

Le cheveu n’échappe pas à cette règle : L’Inde et le commerce des cheveux.

 

 

En Inde il est admis que le Gange prend sa source dans le chevelure du Dieu Shiva et l’eau du Gange purifie tout ce qu’elle touche. La signification culturelle et religieuse des cheveux est donc évidente pour les Hindous.

 

85% de la population Indienne rase ses cheveux au moins 2 fois dans sa vie, dans le cadre de cérémonies religieuses. Chaque année plus de 10 million de croyants, riches ou pauvres, hommes ou femmes, jeunes ou vieux, viennent offrir leurs cheveux à Shiva, Vishnou ou Muragan en échange d’une vie plus confortable, d’une santé meilleure ou de l’arrivée d’un enfant. Le sacrifice est grand car les indiennes nourrissent un véritable culte à l’égard de leur chevelure.

Les pèlerins se font tondre les cheveux dans les temples
Les pèlerins se font tondre les cheveux dans les temples

Cette pratique est particulièrement présente au sud de l’Inde, surtout dans le Tamil Nadu.

Voici d’où viennent les extensions de cheveux…

C’est ainsi qu’après avoir été offertes aux dieux, des centaines de tonnes de cheveux se retrouvent dans des usines de Chennai ou de Bangalore avant de finir en extensions sur les têtes connues ou inconnues des occidentales.

Une activité d’autant plus lucrative pour les entreprises que les donateurs viennent se faire raser dans les temples et ne reçoivent rien en échange, la matière première est donc entièrement gratuite !

Pendant très longtemps des centaines de tonnes de cheveux  étaient brûlées ou dispersées dans les ordures ce qui polluait énormément. C’est en 1962 qu’a eu lieu la première vente aux enchère de cheveux et c’est à partir des années 1990 que le gouvernement a définitivement interdit de brûler les cheveux, incluant officiellement le « black diamond business » dans le culture d’entreprise indienne.

Vendre les cheveux a été une aubaine pour tout le monde. L’impact de cette pratique à l’échelle locale est réel : créations d’emplois, investissements des temples dans des projets locaux grâce à l’argent récolté.

Dans les ateliers des grandes entreprises, les ouvrières effectuent six jours sur sept, pendant huit heures, les différentes opérations de transformation des cheveux.

Le travail des cheveux dans une usine en Inde
Le travail des cheveux dans une usine en Inde

Un mal pour un bien ?

La pauvreté est très importante en Inde. Un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté. Alors, certains pour un peu d’argent se sentent forcés de vendre leurs cheveux.
Les cheveux  peuvent aussi  être volés. Des femmes peuvent être scalpées pendant leur sommeil. Les cheveux peuvent aussi être volés au cinéma lorsque vous regardez tranquillement un film…

Une femme vend des cheveux dans la rue à Chennai
Une femme vend des cheveux dans la rue à Chennai

La baisse généralisée de la qualité du cheveu féminin en occident entraîne depuis une quinzaine d’années, un emballement du marché des extensions de cheveux « naturels » . L’avantage, c’est que désormais, grâce aux indiennes on peut changer de tête à volonté sans changer de style de vie.

Jeune fille indienne
Jeune fille indienne

Avec l’exportation de 500 tonnes de cheveux par an et un chiffre d’affaires de 140 millions d’euros, l’Inde est le leader mondial du «black diamond business». Et aujourd’hui devant l’augmentation des demandes après l’Inde, le Brésil et les pays de l’Est se mettent aussi à commercialiser leurs cheveux.»

A très vite

Catherine

Réagir ? Laisser un petit mot :)

%d blogueurs aiment cette page :