Voyages et artisanat

Haiti : La peinture naïve

Haiti l’île aux milles couleurs 

Je ne sais pas si beaucoup de personnes arrivent à localiser Haiti sur une carte ?

Haiti c’est un pays dont on ne parle jamais un pays presque oublié du reste de la planète…

Et pourtant

Bienvenue en Haiti

Surnommée autrefois la « perle des Antilles », Haïti bénéficie d’un climat tropical. Aller à Haïti c’est faire un voyage à la fois culturel et naturel : Des forteresses, des plages aux eaux turquoises, de belles cascades et des grottes magnifiques.

Haïti, c’est une mosaïque de culture provenant de mélanges : indiens, africains et européens. La créativité habite l’île que ce soit à travers la peinture, la musique, la danse ou l’artisanat …

Haiti et ses merveilleuses plages.
Les merveilleuses plages de Haiti

Un peu d’histoire

La République d’Haïti devint en 1804 la première République noire indépendante du monde. Haïti est aussi le seul territoire francophone indépendant des Caraïbes.

La révolution haïtienne constitue la première révolte d’esclaves réussie du monde moderne.

François-Dominique Toussaint Louverture,. Descendant d’esclaves noirs, homme politique français d’origine afro-caribéenne a joué un rôle historique de premier plan en tant que chef de la Révolution haïtienne.

Il est mort en captivité en 1803 juste avant la déclaration de la république haïtienne, mais est devenu une des grandes figures des mouvements anticolonialiste et abolitionniste.

Après la fin de l’occupation, l’instabilité politique s’installe, elles s’achèvera ’à partir de 1957 avec l’élection de Duvalier,(surnommé « Papa Doc » pour son passé de médecin de campagne)

Duvalier assied son pouvoir sur la terreur à l’aide de ses partisans, surnommés Tontons Macoutes, véritables escadrons de la mort. Mettant en place un culte de la personnalité, il s’autoproclame président à vie en 1967 et meurt de maladie en 1971 après avoir désigné son fils Jean-Claude comme héritier. Celui-ci  sera surnommé « Baby Doc ». La dictature de la dynastie Duvalier a été responsable de nombreux massacres et elle a poussé de beaucoup d’ Haïtiens à s’exiler, notamment aux États-Unis et au Canada.

Depuis la chute des Duvalier la transition démocratique a du mal a s’installer, le pays tente néanmoins de se reconstruire malgré le violent séisme du 12 janvier 2010 cyclone Matthew octobre 2016.

La perle d’Haiti : La peinture naïve

Les premiers temps

Depuis la nuit des temps la peinture a été une forme d’expression traditionnelle en Haiti.
Durant la période de l’esclavagisme certaines riches familles envoyaient leurs esclaves libres en France pour y apprendre la peinture de façon académique et exploiter leur talent.
Mais bien avant que les Américains ou les Européens ne s’y intéressent, c’est de la rue qu’est née la peinture haïtienne.
La première Académie de peinture haïtienne est créée  peu après l’indépendance (1804).

En 1816, Pétion ouvre une école d’Art à Port-au-Prince des peintres français viennent y enseigner.

Entre 1830 et 1860, les sujets liés à l’esclavage et au du culte vaudou, constituent alors les principaux thèmes, mais la production est encore essentiellement une production de copies.

Début du mouvement des « naïfs haïtiens ».

Après la seconde guerre mondiale, le peintre et professeur américain Dewitt Peters crée en 1944 une école d’art et de peinture à Port-au-Prince, impressionné par le style naïf des peintres des rues, Peters décide d’accueillir ces autodidactes et leur permet d’exprimer leur talent.

 

C’est le début du mouvement des « naïfs haïtiens ».

Dans les mêmes années, lors de voyages en Haïti, le poète français André Breton et l’écrivain  Jean-Paul Sartre se prennent d’admiration pour la peinture haïtienne et attirent l’attention des intellectuels français sur ces œuvres

Dans les années 190, la peinture  évolue et se diversifie mais elle privilégie toujours les couleurs et le trait.

Le monde découvre bientôt l’art naïf haïtien et le Museum of Modern Art de New York se porte acquéreur de toiles des artistes les plus en vogue.

La peinture haïtienne 

L’Art pictural haïtien est multiple grâce à ses couleurs, à ses formes, on ne retrouve nulle part ailleurs l’ atmosphère qu’il dégage.
Le terme de « naïfs » décrit surtout un style figuratif où dominent les couleurs et les sujets populaires (scènes de rue, marchés animés, combats d’animaux, etc.). Mais les sources d’inspiration sont aussi spirituelles.  La communauté de  » Saint Soleil « produit des œuvres enracinées dans le Culte du Vaudou.

Dans ce festival de couleurs, Haiti exprime les difficultés insurmontables de la vie quotidienne, exprime la misère des bidonvilles, exprime les dictatures, l’esclavage, la parole interdite et colorie le monde aux couleurs d’un espoir.

Des association travaillent actuellement à faire connaître et reconnaître cette peinture et les nouveaux peintres haïtiens
Entre autre : L’APAM ( Association pour la promotion des Arts du Monde ) dont le livre  » Artistes en Haïti  » est une œuvre exceptionnelle et  » ENFANTS-SOLEIL « .
Ces deux associations utilisent intégralement les fonds recueillis pour des actions de solidarité auprès des enfants déshérités d’Haïti, et font en sorte que les peintres puissent recueillir le fruit de leur travail et de leur talent en s’ouvrant les portes des expositions au delà des frontières d’Haïti.

Je terminerai ce billet  par cette chanson :  » Les feuilles mortes  » interprétée par Yves Montant, écoutée dans un club de jazz de Port-au-Prince et qui fait toujours remonter dans mon cœur les merveilleuses émotions de ce voyage.

A très vite

Catherine

Réagir ? Laisser un petit mot :)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :